Procrastination: en fin de compte oui, voilà la véritable raison des 7 jours de suspension de publication qui avait marqué ces 8 jours écoulés. Le signe de ralliement
magyar bien connu: "Hâtons-nous lentement" se heurte de front au temps qui se hâte prestement, lui. Il prend sa revanche au passage et remplit sempiternellement le
réservoir de son grand tablier en y versant secondes et minutes comme autant de grains microscopiques qui se métamorphosent en matinées, en journées, en semaines et, si tu n'y prends pas
garde, ta vie à toi s'échappera ainsi, toute entière, à pareille vitesse, à la hâte. Je ne sais où et quand et comment ai-je attrapé cette aliénation mentale
mais je suis certain qu'elle m'enserre de sa tentacule depuis mon âge tendre. Comment disait déjà Bernard Dimey: "Hier on me traitait encore d'enfant terrible ! Comment aurais-je fait pour
être déjà vieux ?" En effet, on ajourne, on temporise, on se plaît à croire être malin et puis on découvre qu'on vient de doubler la quarantaine ! Comment était-ce déjà : "Il ne faut
jamais remettre au lendemain..."(J'avais un ami qui disait :"Il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire faire par un autre aujourd'hui..." enfin, passons!) Quoi qu'il en
soit, dommage avoir tant de fois remis à plus tard des choses qu'on aurait pu faire le jour d'avant ! Combien d'occas' manquées, de possibilités gâchées, d'instants gaspillés derrière moi ! Que
dois-je faire alors? Me laisser envahir par le désespoir? Ou bien pleurer toutes les larmes de mon corps? Me taper la tête contre le mur? Je ne suis pas dingue à ce point. Je fais plutôt la
promesse de me comporter en enfant sage désormais, jusqu'à mon prochain faux pas !