Inventaire ou dépôt de bilan ?
(Blog-notes N° 31)
Tout ce qui nous arrive dans la vie et prend place dans l’existence devient irréversible. Parfois la chose paraît défavorable. Mais attention : «Pour quelque chose malheur est bon». Le damier de notre destin est constitué de cases en noir et blanc. Chaque case en noir est «entourée» de quatre cases blanches. Et, comme sur l’échiquier, un coup joué entraîne des conséquences indélébiles et ineffaçables. C’est un jeu, la vie, où on ne peut pas «reprendre les coups». Mais il est permis de les «analyser», une fois la partie terminée. Et si l’analyse est juste, après un «échec et mat» il est possible de renverser le cours du jeu dans la partie suivante. Sur le damier on peut les enchaîner jusqu’à la dernière partie décisive. Notre plus grande réussite peut survenir après notre plus cuisant échec. Le facteur «chance» dépend plutôt de l’instinct, quant à la nature de la décision, mais aussi de la force de détermination, en ce qui concerne le but à atteindre. A la longue, la chance peut être «domptée» et devenir une «habitude». Il y a surtout «la foi», la capacité de croire. Ne pas se contenter de suivre son chemin, en n’obéissant qu’aux contraintes physiques de «la matière», mais être persuadé de l’existence de choses «immatérielles» (lesquelles influent puissamment sur la succession des événements) et de s’en faire pénétrer. Si l’on s’arme de réflexions profondes, qui descendent aux racines de la réalité, il est possible d’établir un bilan juste et sans complaisance de son vécu. Le refus catégorique du mensonge, particulièrement vis-à-vis de soi-même, peut apporter la sérénité, pour chasser le désespoir qui surviendrait en constatant que sa vie aura été inutile voire vaine. Tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir. Cette maxime n’est pas faite pour les chiens.