Une fois de plus, je mets les pieds dans le plat et je pose la question qui dérange: mais où sont donc les mendiants d’antan ?! Je sais que je touche un sujet délicat et sensible. On côtoie, à tout moment, la pauvreté, la misère, «la mal vie», et ce n’est pas beau à voir. J’en souffre moi-même qu’il n’y ait pas d’endroit en ville où mon regard ne soit blessé par le spectacle à peine soutenable de gens à la dérive, par le triste étalage de la déroute de ceux qui manifestement et définitivement ont sombré, perdu pied dans l’existence. On ne doit, on ne peut formuler de jugement, prononcer de verdict quel qu’il soit, en la matière. Il n’est pas néanmoins interdit de garder une certaine nostalgie des époques révolues où des personnages souvent hauts en couleur peuplaient les bas-fonds existant depuis la nuit des temps. Que sont devenus les clochards d’autrefois ? Ils ont été remplacés par leurs successeurs qu’on nomme SDF à présent et qui sont, hélas, plus nombreux et moins «photogéniques» que leurs prédécesseurs «aristos» de jadis. Et ces mendiants résignés, inoffensifs et paisibles sur les marches de l’église, ne se croyant pas obligés «d’en rajouter» ostensiblement, subissant leur triste sort avec dignité? Je sais m’être engagé sur un terrain périlleux, mais je le dis quand même: la mendicité agressive que ponctue la présence de chiens m’insupporte! Cette maffia qui vient on ne sait que trop bien d’où, en postant sur les trottoirs, des couloirs de métro ses «vassaux» difformes «atrophiés» à dessein (quelle abomination!) je l’ai en horreur! Car j’ai de mes propres yeux vus les palais énormes et hideux financés par le produit des dons, de la charité des passants ignorants et naïfs…! N’y a-t-il pas moyen de mettre un terme à ces pratiques à la fois lamentables et criminels ?!