LA BANDE A BONNOT ? DES ENFANTS DE CHŒUR !
Vous avez vu ? Non, mais vous avez vu ? Il s’appelle Daniel Bouton et il est PDG de la Société Générale. Et ce type, qui a au moins les HEC derrière lui, a laissé paumer 5 milliards d’euros, si, si, vous avez bien entendu : CINQ MLLIARDS D’EUROS, par un rigolo d’une trentaine d’années, à Londres, aux dépends de la deuxième banque de la France. Et dire que je confie mon argent, mes finances, à des types pareils ! Faudra d’ailleurs que j’y réfléchisse, en passant soit dit…
Non, mais sérieusement : avez-vous seulement une idée précise de l’énormité de cette somme? Je suis sûr que non, sauf le respect que je vous dois. Parce que notre imagination, à nous autres tout venants, ne va guère au-delà de la centaine de mille euros maxi. Au mieux, avons-nous l’idée qu’une modeste maison avec un petit jardin à la campagne vaut dans les 200-300 mille. Mais là, nous parlons de CINQ MILLE MILLIONS d’euros ! Décidément, Bonnot et ses copains anars était vraiment de petits garnements ridicules, comparés à ça ! Ce joli scandale entrera sûrement dans le Guiness des records, comme : « La plus grande escroquerie du début du 3ème millénaire… »
Mais il sera curieux d’observer les suites et les retombées judiciaires de cette affaire. On sait qu’un vulgaire vol à l’étalage dans un magasin d’alimentation est passible de prison ferme. Plusieurs mois, d’années même, en cas de récidive. Il est des pays ou le coupable subit l’amputation de sa main. En Chine, on fusille pour l’exemple. Mais là, quel sera le sort du ou des coupables, des responsables de ce scandale sans précédent…?
Voici une histoire. Elle se passe à Budapest, pendant des années ’70, durant la dictature totalitaire, laquelle, dans la mémoire populaire, devient actuellement une période quasiment romantique, suite à la confrontation avec la dureté économique de la vie actuelle. Un retraité, entre dans une agence de la Caisse d’Epargne d’Etat. Il veut à tout prix rencontrer le Directeur. Après moult palabres, il est reçu et on lui demande ce qu’il veut ? Le bonhomme sort une enveloppe de sa poche:« Voici mes économies, 20.000 forints, (20.000 € env.) que je veux déposer chez vous.» « Eh bien, allez à un des guichets et ouvrez un compte ! » « Tout doux, s’il vous plaît! C’est pour ça que je tenais à Vous voir personnellement ! Avant de vous confier mes économies, je veux savoir si vous avez des garanties suffisantes?» «Mais voyons, notre Caisse est soutenue par la Banque Nationale Hongroise ! » « Bah ! au 20ème siècle elle a déjà fait faillite deux fois. Vous n’avez pas quelque chose de plus solide?» Le Directeur est à court de patience : « Bon, nous avons aussi la Banque Fédérale Soviétique derrière! » « D’accord, mais supposons que l’Union Soviétique disparaît : que deviendra alors mon argent?!» A court d’arguments, le Directeur s’exclame : « Si l’Union Soviétique s’écroule, ça ne vaut pas pour vous 20.000 forints ?! »