Brassens - le génie simple et sans fioritures. On n'en est jamais rassasié. Cette modestie qui n'est jamais envahissante. Qui vous demande par avance pardon, avec un brin de sourire complice, de vous importuner peut-être. Moi, ça fait 50 ans que ça dure et j'en redemande toujours. Allez, encore un petit coup:
Georges Brassens
Pauvre Martin
Avec une bêche à l’épaule,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à l’âme, un grand courage,
Il s’en allait trimer aux champs!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terr’, creuse le temps!
Pour gagner le pain de sa vie,
De l’aurore jusqu’au couchant,
De l’aurore jusqu’au couchant,
Il s’en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terr’, creuse le temps!!
Sans laisser voir, sur son visage,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Il retournait le champ des autres,
Toujours bêchant, toujours bêchant!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse ta terr’, creuse le temps!
Et quand la mort lui a fait signe
De labourer son dernier champ,
De labourer son dernier champ,
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant...
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terr’, creuse le temps!
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant,
En faisant vite, en se cachant,
Et s’y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens...
Pauvre Martin, pauvre misère,
Dors sous la terr’, dors sous le temps!
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"... Tout est bon (là-d'dans), y'a rien à jeter, / Sur l'île déserte il faut tout emporter! Allons: qui me dira d'où viennent ces 2 lignes ?! Si j'avais pas mis les des parenthèses, vous auriez eu tout de suite la solution...
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Version hongroise (P. Latzko)
Szegény Márton
A vállán billegő kapával,
Az ajkán dallal, mit dúdolt,
Az ajkán dallal, mit dúdolt,
A lelkében, nagy bátorsággal,
Mezőkre járt, gürcölni volt!
Szegény Márton, nyomorult pára,
Földet kapart, időt tarolt!
A betévőt, hogy megkeresse,
Hajnaltól éjig robotolt,
Hajnaltól éjig robotolt,
Görnyedezett a mások földjén,
Mindig, mindig kapálni volt!
Szegény Márton, nyomorult pára,
Földet kapart, időt tarolt!
Irígység nem látszott az arcán,
Rosszindulat ott nem honolt,
Rosszindulat ott nem honolt,
Határszerte,esőbe’, sárba’,
Nap-nap után kapálni volt!
Szegény Márton, nyomorult pára,
Földet kapart, időt tarolt!
S mikor a halál jelzett néki,
Végső napszámba bandukolt,
Végső napszámba bandukolt,
Saját maga, sírjának vermét
Gyorsan, titkon megásta volt...
Szegény Márton, nyomorult pára,
Földet kapart, időt tarolt!
Saját maga, sírjának vermét
Gyorsan, titkon megásta volt,
Gyorsan, titkon megásta volt
És elnyújtózott benne szótlan,
S terhéresenkinek se volt...
Aludj, Márton, nyomorult pára,
Föld és idő föléd hajolt!
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Igen, egy teljes élet, néhàny sorban; sem elvenni belőle, sem hozzáadni bármit nem lehet...
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