Happy Birthday to Me ! *
(On n’est jamais si bien servi … Blog-notes N°39)
Aujourd’hui j’entame mon 75ème (soixante quinzième) printemps, je peux dire aussi: mon quatrième quart de siècle. Conformément au principe que l’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, l’idée m’est venue de me faire une petite fête à moi tout seul. Ne me traitez pas d’égoïste, puisque, justement, je suis tout seul ces jours-ci: alors il n’y a pas de mal à être joyeux et, de toute façon, un tel événement mérite d’être marqué. Du reste, ce n’est pas très compliqué à l’organiser, cette fête: je ne bois plus d’alcool, je dois ménager mon cœur, manger sans sel et bien surveiller mon cholestérol. Par conséquent c’est un grand verre d’eau pure que je vide à ma santé dans le minuscule cabinet de travail de mon pied à terre budapestois. Ne me plaignez point pour autant, je me sens très bien dans ma peau. Je suis valide, le pain quotidien m’est assuré grâce au bon Dieu et à la pension de retraite que m’accorde la République Française. Et, surtout, j’ai appris, au crépuscule de ma vie, quelque chose qui tient en trois, quatre mots: « Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau; je ne peux pas mieux dire, il fait très beau! » J’emprunte cette phrase à Jean-Loup Dabadie (qu’interpréta si merveilleusement Jean Gabin), car dans ma vie il fait très beau également parce que j’aime et que je suis aimé…Et ne vous moquez pas non plus de moi si, la tête chenue, je me déclare amoureux à la manière d’un gamin de quinze ans, sous prétexte que j’en ai une soixantaine en plus! Souvenez-vous du grand succès de Michel Sardou: « Elle court, elle court, la maladie d’amour, dans les cœurs des enfants de sept à soixante-dix-sept ans… » Je vous donne donc rendez vous dans deux ans et on en reparlera. Et sachez aussi que quand on s’est connus, j’avais 60 ans. Cela fait quinze ans déjà, alors ?!
* Bon anniversaire à moi !