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ETRE PARISIEN

                                  ETRE PARISIEN

 

 

Bienvenue à vous tous qui passez par là! Si l'envie vous prend de me rendre visite, je vous en remercie d’avance!

 

Nouveau venu dans le cybermonde, je suis un débutant dans cet espace virtuel et j'ai le trac: c'est normal, je le

suppose et ça devrait s'arranger avec le temps et l'expérience,  du moins je l'espère. (Le trac que je ressens est un peu semblable à celui qui me serrait le ventre quand, il y a bien des années, j'ai dû monter pour la première fois sur une scène de théâtre, dans la comédie de Shakepeare "La Nuit des Rois" - j'en assurai la mise en scène et j'y ai aussi tenu le rôle de Sébastien, un jeune homme, frère aîné de l'héroine de la pièce ; debout, à deux pas derrière les coulisses, mes jambes flageolaient littéralement, en attendant la réplique qui allait m'ordonner de paraître dans le faisceau des projecteurs dont l'éclat aveuglant cachait entièrement le public qui était pourtant là, mais entièrement invisible...)

 

Maintenant, c'est un peu pareil: je n'aperçois personne, et néanmoins vous êtes tous là, mystérieusement cachés quoique présents; sans vous voir ni vous connaître c'est à vous que je m'adresse, j'aimerais susciter votre intérêt, je voudrais réveiller en vous cette sorte de sympathie qu'on éprouve lorsque l'on rencontre quelqu'un en qui l'on devine une ressemblance avec soi-même, (..."nous sommes du même sang, toi et moi", ce mot de passe universel du "Livre de la jungle" de Rudyard Kipling...)

 

Eh bien, on verra bien: "... dans la vie 'faut pas s'en faire et moi, je n' m'en fais pas..." Oui, vous avez raison, je suis un type qui aime bien utiliser les citations. Et pourquoi pas? Si quelqu'un, un jour, a pu exprimer, avec clarté et précision, une idée avec laquelle je suis d'accord et dont je voudrais faire profiter les autres, le mieux encore c'est avoir recours aux citations.

 

Mais trêve de bavardage, j’en viens à mon propos: „ETRE PARISIEN”, titre que j’ai donné à cette première apparition sur le plateau virtuel de ’PLAKO’. Je ne suis pas parisien de naissance, mais j’habite cette ville mythique depuis 1959. Ce qui veut dire que j’ai choisi d’y vivre, il y a un demi siècle, à une année près. Et je crois franchement que cela me rend éligible au titre honorifique de PARISIEN PASSIONNé. Il n’existe pas, à ma connaissance, une décoration pareille. Qu’à cela ne tienne! Je la mets quand même à ma boutonnière et je la porte fièrement, avec même de l’ostentation.

 

J’ajoute deux citations complémentaires que j’ai envie de partager avec vous. La première est de Sacha Guitry; j’ai connu ces quelques lignes en 1958, étudant, à l’époque, à l’Académie de Strasbourg (peut être, fut-ce le petit „coup de pouce” qui m’a décidé, un peu plus tard, à débarquer à la capitale, sur mon scooter Lambretta...?)

 

La voici, cette petite page:

 

                                                                  PARIS!

 

 

                                               Elle est la ville capitale. Elle est unique au

                                     monde. Elle est même à ce point singulière, inimitable et

                                           personnelle, que ce qu’on est convenu d’appeler

                                         „la province” devient une sorte de privilège dont la

                                                    France paraît avoir l’exclusivité.

 

                                               Autrefois il y avait les provinces et Paris.

                                     Depuis 91, il y a Paris et la province, et si l’on n’est pas

                                     de Paris, on est un homme de province – et le mot peut

                                                         avoir un sens péjoratif.

 

                                               On doit être à ses ordres, à sa dévotion,

                                      quand Paris vous a fait l’honneur de vous admettre.

 

                                               Aimer Paris rend orgueuilleux, car il vous

                                       devient à ce point nécessaire qu’on en arrive à croire

                                                        qu’on peut lui être utile.

 

 

                                                                                  (Sacha Guitry)

 

 

 

Et permettez-moi de clore notre petite séance avec cet autre amoureux de Paris qu’avait été Bernard Dimey, l’inoubliable poète de Montmartre, que j’ai eu l’honneur et la joie de connaître personnellement. Voici ce texte, qu’il avait l’habitude de dire lui-même, parmi d’autres cabarets illustres de la Butte, au p’tit resto la „La Toque Blanche”, au bas de la rue Lepic, au milieu des années ’70, et où j’étais souvent attablé avec lui; voici comment il en parlait, de son Paris:

„Paris, mon camarade, pour causer, faut connaître,

Faut s’y prom’ner la nuit, faut s’y fair’ des copains,

Faut s’offrir du bitume, en faire des kilomètres,

Y aura toujours un pote pour t’offrir un bout de pain.

Paris, si tu connais c’est comme un’ cour d’école,

T’es tout partout chez toi si t’as l’coeur bien placé,

Si jamais t’as l’bourdon, va voir ceux qui rigolent

Et tu verras, l’soleil y en a toujours assez.

 

Paris, mon camarade, c’est pas tout c’qu’on raconte,

C’est pas les bulldozers, c’est pas la Tour Machin,

C’est un coeur qui s’allume au hasard des rencontres,

C’est le petit bistrot où vont tous les copains;

Paris, si tu connais, c’est le vent dans les voiles,

Romeo et Juliette en blue-jeans à midi,

C’est le clodo Marcel qui dort sous les étoiles;

Y a de l’ Enfer, c’est sûr, mais il y du Paradis.

 

Paris, mon camarade, si tu connais, c’est chouette,

C’est toujours aussi bon, quand j’fous l’camp, quand j’reviens,

C’est le sourire en coin quand le cafard me guette,

C’est l’Opéra d’quat’ sous qu’est pas fait pour les chiens,

C’est le seul cinéma où y a jamais d’entracte,

Où j’ai tous mes amours et j’espère vraiment

M’offrir un soir la joie d’y jouer mon dernier acte

Et d’être parisien jusqu’au dernier moment.”

 

 

                                          (Bernard Dimey)

 

 

Sur ce, je vous dis: à bientôt, je vous dis: à la prochaine!

 

 

 

Nota bene: ceci est une seconde édition car à la toute première, une erreur technique regrettable a effacé la plus grande partie de cet article. L’erreur m’est à imputer, à moi tout seul: recevez mes excuses sincères de débutant!

 

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S
on ne peut qu'envier un vrai Parisien
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S
Bienvenue a vous alors!<br /> <br /> bizzz
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K
Mon TC ami, toi passionNÉ de Paris (Aupres d'Pontoise)<br /> pour le je de mot, je te dirais:<br /> <br /> feli city<br /> <br /> acc<br /> kiki
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